Mercredi 2 novembre 2011 3 02 /11 /Nov /2011 13:04

michelhouellebcqwebfinal

On dit souvent que les écrivains sont des rockstars manquées, et il semble que chez Michel Houellebecq ce cliché soit bien vrai. Cet écrivain français controversé est connu pour ses romans à succès ou il déstructure la vie contemporaine. Il est reconnu pour son fatalisme charmant, les médias le présentent comme le Keith Richards littéraire, toujours une cigarette allumée, jamais loin d’une bouteille de  vin. 

Comme une rockstar, ses idées et son point de vue sont assez iconoclastes et il a une conviction et une perspicacité particulières qui font partie de son charme. Cependant, les critiques l’ont souvent traité de misogyne, de réactionnaire et même de pornographe, mais ces affronts exagérés n’ont servi qu’à augmenter son infamie. D’ailleurs, comme une rockstar connue Houellebecq sait  manipuler les medias. Il soulève la polémique, notamment en perpétuant le mythe de son style de vie excessif lors de ses entretiens alcoolisés et son attitude pragmatique envers la drogue. Il faut se souvenir que Houellebecq est apparu sur la couverture de la 240ième édition du magazine Les Inrockuptibles, avec le titre “Houellebecq, rock-star?”

En 2000, Houellebecq fait ses premiers pas dans le monde de la musique populaire en sortant un album de poésies récitées, Présence Humaine,  avec des arrangements de Bertrand Burgalat. C’est un album de chansons rock où Houellebecq interprète le rôle d’un Gainsbourg, à la karaoké. Cette année il a sorti deux chansons, “Novembre” et “Le film du dimanche”, soit deux de ses poèmes mis en musique par l’immense Jean-Claude Vannier, musicien qui a travaillé avec Gainsbourg. Dans ses chansons la musique est plus organique, analogue et texturée- un peu à la Tom Waits, mais bien plus mélancolique.

Si bien que Houellebecq veut s’immerser dans le monde de la musique, les vedettes de la scène musicale veulent s’associer avec cet enfant terrible du monde littéraire. Comme par exemple, Iggy Pop qui a sorti un album en 2009 en s'inspirant profondément du roman de Houellebecq, La Possibilité d’une île.  Ainsi que dans son album sorti en 2008, Comme si de rien n’était, Carla Bruni a fait une chanson intitulée “La Possibilité d’une île” influencée d’un extrait du roman de Houellebecq pour les paroles de la chanson. On pourrait dire que ces musiciens voulaient simplement augmenter leur credibilité artistique en citant un écrivain connu. Mais il faut se demander pourquoi ces rock-stars sont si attirées par l’oeuvre de Houellebecq, et pourquoi celui-ci est-il attiré par la culture de la musique populaire?

La musique est un art éphémère, alors les musiciens sont attirés par l’aspect monumental du roman littéraire; mais pour Houellebecq, le travail d’un écrivain est bien solitaire et abstrait, assez loin de la vie réelle. La musique à  une imminence, un aspect viscéral et dionysiaque qui séduisent les écrivains solitaires. La musique nous permet de comprendre le monde d’une façon intuitive, émotionelle et irrationelle; contrairement à  la littérature qui nous permet de comprendre le monde d’une façon plutôt rationelle et considérée. La littérature nous exalte par moyen de l’intellect et nous unfie par l’évocation d’une experience qu’on partage tous. Par contre la musique nous exalte en reliant Dieu (la mélodie abstraite) et l’animal (le rythme et la danse) qui existe dans l’être humain; de cette façon la musique est mythique. Houellebecq a dit, j’ai très bien marché aux mythes forts du rock, je ne me vois pas discuter avec Iggy Pop ou Lou Reed. J’imagine bien qu’Iggy Pop existe en vrai, mais je n’arrive pas à me faire à l’idée qu’il est réel.”

Dans ses romans épiques, Houellebecq examine la vie de l’individu dans une société de consommation, une société dépourvue d’idéologies légitimes. Par son évocation d’un monde sans sens, il  essaie de créer  une mythologie pour l’époque contemporaine. C’est bien ce côté mythique qui lie la littérature de Houellebecq avec  la musique, les deux approches mythologisent le monde contemporain, en nous donnant des aperçus de  notre rôle dans le monde, en reliant Dieu et l’animal humain.

 

Par jamesvaughanbray
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Jeudi 3 mars 2011 4 03 /03 /Mars /2011 15:38

http://newsgrist.typepad.com/photos/uncategorized/2008/09/20/1228acta_global.jpg

 

What role does business have to play in forging foreign policy and the links between nations?

The recent crisis in the Middle East has reminded us of the importance of foreign policy in the contemporary world. Mainstream media have been scrutinising the relationship that developed, democratic countries maintained with the authoritarian regimes of Libya, Egypt and Tunisia. The question is whether it is justifiable to compromise democratic values for the sake of lucrative trading links and political stability. The wide reaching political and social consequences of the revolutions in North Africa may cause a fundamental change in the foreign policy of governments around the world, which would change the rules of engagement for risk managers.

Michèle Alliot-Marie, the former French foreign minister, was forced to resign from her high-ranking political position because of how she dealt with the popular uprising in Tunisia, which took place in January. Tunisia, as a former colony, still has historical and commercial links with France but Alliot-Marie was widely criticised for her connections with the regime of Zine el Abidine Ben Ali. She was denounced for her offer to send over French security officers to help neutralise the rebellion only three days before the fall of Ben Ali. French newspaper Le Monde ran the headline, "La descente aux enfers de Michèle Alliot-Marie" or her "descent into hell."

 
In Italy, Silvio Berlusconi's government was criticised for its failure to condemn the violent repression of protests that were taking place in Libya. The Italian government's failure to react was blamed on the trade links that the country has with its former colony. Both the American and British governments were also rebuffed for the lack of speed and timidity of their response to the Libyan crisis.

http://nimg.sulekha.com/others/original700/us-libya-protests-2011-2-19-13-21-29.jpg
 
In recent years, there have been many factors that have put a strain on international diplomacy and foreign policy. For example, the fall-out of the financial crisis, geo-political conflict, the two-speed world economy, tensions in the currency markets, the wikileaks scandal and increasing competition for resources have all contributed to strained inter-governmental relations. The dynamism and efficiency of the commercial links between countries and continents is fundamental to a healthy global economy. Nevertheless, many governments are now taking a more protectionist approach to issues such as trade and immigration. As a consequence of the financial crisis of 2008, many governments in rich countries now own an even greater share of certain private sector institutions such as banks and car manufacturers. Such prevalence of the public sector in business could lead to increased protectionism, which would damage the prospects for the rate of long-term economic growth. Protectionism is not only evident in countries that were at the forefront of the financial crisis. In January of this year Reuters, a news agency, reported on how protectionism in banks, stock exchanges and the commodities sector was threatening important international business deals in Asia.  

If the tensions that exist in global markets and international politics are not appeased, this may lead to the implementation of more self-interested policies by national governments. For example, such policies could include increasing subsidies, tariffs, export bans or the strategic manipulation of currency values. These would all have distorting effects on international markets, which would damage global business.

At a time when many governments in rich countries are more concerned with the pressing issues of their budget deficits and unemployment figures, it may be business which has to take the lead in foreign policy. Companies based in rich countries will have to rely more on exports and international expansion to aid growth. Establishing business links with developing countries entails as many risks as it does opportunities. For example, without being free trade, China has established mutually beneficial business relationships with African countries such as Zambia and Zimbabwe. In return for commodities, these developing countries get another revenue stream and improved infrastructures, which can foster a fairer and more prosperous society.

It is open trade which is key to foreign policy rather than cronyism or interventionism. If multi-national corporations want to continue to grow as companies, they have to act as the ambassadors for world trade. For risk managers, they will have to work harder to establish a proactive foreign policy to help their company achieve its goals.      



Par jamesvaughanbray
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Lundi 5 avril 2010 1 05 /04 /Avr /2010 21:50

http://edbrenegar.typepad.com/.a/6a00d8341c66c653ef0120a5672310970b-320wi

 

 

 

 

 

À cause du manque actuel de bons postes, il est très difficile pour les jeunes diplômés de débuter vraiment dans une carrière professionnelle. Un tel embarras n’est pas surprenant si on considère la crise financière qui vient de commencer comme une reprise qui est toujours assez fragile. La croyance populaire conseille aux étudiants de continuer leurs études le plus longtemps possible, afin qu’ils puissent éviter cette récession. La plupart de ces conseils sensés proviennent de la génération plus âgée qui s’inquiète pour les perspectives professionnelles des jeunes adultes dans le climat économique actuel. Les enfants du baby-boom,eux, ont raison de s’inquiéter parce que ils savent que bien les surdoués fragiles de cette génération plus jeune auront du mal à trouver une belle situation et à s’intégrer dans le monde de travail. Ce problème est encore plus pertinent étant donné que des milliers d’enfants du baby-boom prennent la retraite chaque jour alors que la population de travailleurs n’accroît pas à un taux suffisant pour les soutenir dans la vieillesse. De ce point de vue il est assez contre-intuitif de conseiller aux jeunes adultes de continuer leurs études plutôt que de travailler. Une des conséquences de cette tendance est que certains étudiants se privent de l’expérience du travail, expérience qui pourrait guider leur choix de carrière et leurs ambitions professionnelles. Il y a autant d’ étudiants qui ont déjà ou qui font des études pour un master ou un doctorat qui sera, finalement, superflu à l’emploi qu’ils trouveront. Certains programmes moins réputés ne sont pas assez discriminatoires par rapport aux étudiants qu’ils inscrivent ; cette complaisance rend le cours plus rentable parce que l’argent coule plus facilement. Ce trait est symptomatique de la commercialisation de l’enseignement supérieur qui s’impose de plus en plus.

 

D’un côté les taux élevés d’ étudiants de master et de doctorat est un signe auspice qui démontre que la jeune génération s’apprête à faire partie de l’économie globale du savoir. Cependant, l’ambiance protégée et institutionnalisée, dont souffrent beaucoup de facultés, encourage un manque d’expérience et un manque de dynamisme. Plutôt de tenter le coup dans le marché turbulent du secteur privé, un grand nombre de diplômés bien éduqués prônent un emploi plus stable et moins ambitieux dans le secteur publique. Cette tendance générale vers le conservatisme professionnel s’oppose directement au consumérisme et à l’ambition enivrante  qui a caractérisé les années quatre-vingt dix et le début du 21ième siècle ; des caractéristiques qui ont beaucoup contribué à la crise financière.

 

L’enseignement supérieure ou l’emploi dans le secteur publique pourrait bien continuer dans l’immédiat mais à long terme, c’est moins sur ; qui plus est dès qu’on établit la trajectoire d’une carrière il est difficile de la changer alors que les responsabilités s’imposent et les options diminuent. Il serait une perte énorme pour le pays et un fardeau pour le secteur publique si tout le talent qui provient du système pédagogique n’est pas bien investi dans l’économie. Si l’éducation universitaire devient trop commercialisée, elle risque de perdre son esprit d’innovation et son dynamisme. Si l’équilibre entre l’académisme et le secteur privé n’est pas bien géré, les universités risquent de devenir aussi bouffies et industrielles que les institutions qui ont déclenché la crise financière globale. Quoique l’on prône le conservatisme et l’institutionnalisme après la débauche sur la bourse, ces deux -ismes ne nous sortiront point de la récession.              

 

            

Par jamesvaughanbray
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Jeudi 3 décembre 2009 4 03 /12 /Déc /2009 19:43


C’est bientôt Noël et on souffre toujours de la crise ; donc il me semble que ce serait assez avare de recommencer avec cette vieille rhétorique moralisatrice sur notre dépendance à l’excès. Cependant, la façon de fêter Noël de nos jours souligne cette dépendance culturelle, sociale et économique à la consommation excessive. On fait la guerre froide des cadeaux, on achète trop d’alcool, trop de chocolats et trop de viande. Ce problème de l’excès revient chaque année par la voie de notre moralité collective, mais normalement on s’apaise (ou plutôt on se rassasie) par une conte Disney sur la réconciliation et les valeurs fondamentales. Ce que la crise nous a montré c’est qu’il faut qu’on consomme de façon superflue pour maintenir ces logarithmes dans le ciel qui constituent notre économie; ainsi que pour nous apaiser nous-mêmes.

 

Le stress des préparatifs de Noël peut expliquer, jusqu’à un certain point, notre tendance à l’excès, mais je dirais que l’excès est le symptôme d’une cause plus fondamentale. Le concept moderne des fêtes est assez guindé en comparaison des fêtes de civilisations anciennes. Nos bals de déguisement séculaires et notre tourisme culturel ne répondent pas à notre besoin de rompre avec toutes les conventions et avec les hiérarchies qui nous dérangent. Une visite guidée au musée, un dîner, du vin et une nuit de nouveauté dans un hôtel n’ont pas le même effet cathartique que s’enivrer pendant une semaine dans un champ avec des fantômes. Il semble que notre société n’arrive pas à réconcilier le côté apollonien avec le côté dionysiaque de notre culture. Ce décalage crée une hypocrisie flagrante par rapport à l’excès qui mène d’une part à l’alcoolisme et à la débauche et de l’autre au fondamentalisme religieux. On dépend tous d’une économie où l’excès est fondamental mais en même temps nous sommes nombreux à être marqués par des idées socio-religieuses sur la frugalité et l’abstinence. Cette dynamique crée un paradoxe déconcertant entre la réalité du monde où nous vivons et les idées résiduelles d’une moralité qu’on a parfois oubliée.

 

Bon, il est facile d'affirmer que le libéralisme est la voie de la décadence, l’entropie et la violence; cependant une telle approche simplifie le problème. On vit dans une société où on n’est plus satisfait spirituellement par la possibilité d’une nouvelle génération de portables ; on est maintenant une cible facile pour des gourous pseudo-charismatiques. Une réaction typique de ce genre de désenchantement est d’essayer de faire les boucs émissaires ; par exemple les scientologues ou les partis politiques fascistes qui séduisent les naïfs avec leur approche globale réductrice. Mais, comme on le sait déjà, le négativisme et la recherche de boucs émissaires n’aboutissent à rien. Je dirais qu’il faut intégrer le ravissement qu’on éprouve grâce à l’excès de la société afin que ce comportement soit plus marginalisé. Qui plus est, il faudrait avoir une approche de l’excès qui ne soit pas exploitante, étant donné que l’exploitation caractérise la culture du shopping ou des boissons alcoolisées.

 

Plutôt que d’essayer de régler un problème qui est infiniment complexe en écrivant un gros titre sensationnel, La Crise Spirituelle ! Effets insidieux de l’effondrement financier ! , je dirais que l’effet sera qu’on va passer d’une génération de danseurs à une génération de jardiniers. Ça c’est le rêve romancé- joyeux noël !

Par jamesvaughanbray
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Lundi 12 octobre 2009 1 12 /10 /Oct /2009 00:39


 

Le style de vie intense qui est populaire dans les grandes villes, surtout parmi les jeunes, est en train de s’avérer la nouvelle foi ou religion pour les sans- enfant et les séculiers. Ce moyen de vivre peut nous munir d’un flot constant de validation; cette affirmation de soi est facilitée par la consommation et la production de marchandise, des médias et de la culture. On peut le caractériser comme une dépendance de l’activité, de l’état zen qu’on atteint en poursuivant des objectifs. En fait, ce style de vie est intégral à l’économie de beaucoup des pays ; c’est invariablement plus prévalent dans les grandes villes cosmopolites. Au milieu du vingtième siècle on aurait menée une vie aussi mouvementée par nécessité ; ceux qui avaient des aspirations sociales auraient travaillé dur pour atteindre leurs buts. De nos jours, à cause de la crise financière, on est plus conscient des écueils de l’ambition excessive et de la nature achronique de notre idée du progrès. Étant donné que notre idée du progrès était fondamentale à nos vies, actuellement, on se réconforte avec la rassurance d’un agenda chargé. Ce type de vie évoque un raison d’être parce ça nous fait se sentir intégral au mécanisme bénévole de la société. L’immédiateté gratifiante de cette façon de vivre peut apaiser des frustrations insidieuses qui nous embêtent.  D’ailleurs,ça peut nous faire confondre l’acte de mener la vie et l’acte de tuer le temps efficacement. En revanche, il y a aussi des effets positifs de ce style de vie parce que ça encourage l’estime de soi et la confiance. Il faut s’imposer une façon de vivre proactive,  ce qui incite des rencontres et des relations nouvelles. Le bon côté de la crise financière pourrait avoir pour effet, après avoir retrouvé un équilibre, de mettre la famille et la culture en valeur plutôt que la vie professionnelle ; ce qui pourrait créer une économie plus viable.

 

Récemment ce style de vie intense a évolué grâce à l’avènement des produits technologiques comme le i-phone. Cette technologie accentue l’expérience en nous permettant d’échanger le sucs au travail ou le tourisme culturel pour une sorte de devise sociale ; Ça se fait en temps réel par les mises à jour sur les réseaux sociaux. De nos jours les gens peuvent agir comme leur propre agent publicitaire en imposant leur concept d’eux même. On peut créer son propre mythe, son propre odyssée, son propre torchon de célébrités où on est la vedette. Dans les cas les plus pires ces sites sont des monuments à la vanité, dans les meilleurs cas il s’agit de l’interconnexion personnelle. En fin de compte pour tous les idées progressistes qu’on a eu, l’internet n’aboutit qu’à un forum pour nos egos languissants . Ces sites peuvent brouiller l’identité de la personne (l’utilisateur) et l’avatar jusqu’au point où on accède à la décadence de ce moi artificiel. Enfin ce style de vie intense et le narcissisme des internautes peuvent aboutir à des crises, s’il n’y a pas quelque chose de concret derrière la façade convaincante de ce moyen de vivre. Ils sont nombreux ceux qui craquent.                                


Par jamesvaughanbray
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